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Économie

La Tunisie chute dans le classement mondial de l'État de droit

La Tunisie chute dans le classement mondial de l'État de droit
La Tunisie chute dans le classement mondial de l'État de droit — businessnews.com.tn

La Tunisie a perdu près de 20% de son classement mondial en matière d'État de droit en cinq ans. Selon l'édition 2026 de l'indice de l'État de droit du World Justice Project (WJP), le pays est désormais classé 89e sur 143 pays et juridictions. Cette dégradation est attribuée à l'affaiblissement des contre-pouvoirs et à la fragilisation des libertés publiques.

L'indice de l'État de droit du WJP évalue les performances des pays et juridictions sur huit facteurs clés : la limitation du pouvoir gouvernemental, l'ouverture gouvernementale, la justice civile, la justice pénale, la sécurité publique, les libertés fondamentales, l'ordre et la régularité des procédures. La Tunisie a montré des signes de régression dans plusieurs de ces domaines.

L'affaiblissement des contre-pouvoirs est un des principaux facteurs de cette régression. Les institutions de contrôle, telles que le Parlement et les médias indépendants, ont vu leur capacité à surveiller et à contester les actions du gouvernement diminuer. Cette situation a conduit à une concentration accrue du pouvoir exécutif, ce qui a des conséquences directes sur la qualité de l'État de droit.

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Les libertés publiques en Tunisie sont également en déclin. Les restrictions imposées à la liberté d'expression et de réunion ont augmenté, limitant ainsi la capacité des citoyens à s'exprimer et à participer activement à la vie publique. Cette situation a des répercussions sur la confiance des citoyens dans les institutions et sur leur engagement civique.

Le contexte politique et économique de la Tunisie a également joué un rôle dans cette dégradation. Les crises politiques répétées et les difficultés économiques ont affaibli les institutions et les mécanismes de gouvernance, rendant plus difficile la mise en œuvre de réformes nécessaires pour améliorer l'État de droit.

En conclusion, la Tunisie fait face à des défis significatifs en matière d'État de droit. Les efforts pour renforcer les contre-pouvoirs, protéger les libertés publiques et améliorer la gouvernance sont essentiels pour inverser cette tendance. Le pays doit également s'attaquer aux causes sous-jacentes de cette régression, notamment les crises politiques et économiques, pour espérer retrouver une position plus favorable dans les classements internationaux.

Contexte : Cette régression en matière d'État de droit est préoccupante car elle affecte la stabilité politique et la confiance des citoyens dans les institutions. Un État de droit solide est crucial pour attirer les investissements, garantir la sécurité et promouvoir le développement économique et social. La Tunisie doit donc redoubler d'efforts pour renforcer ses institutions et protéger les libertés fondamentales.

Sources :بيزنس نيوز تونس

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