Tunisie : le chômage des ingénieurs, un défi majeur

La Tunisie, confrontée à un taux de chômage de 23%, fait face à un paradoxe : le pays forme de nombreux ingénieurs, mais peine à leur offrir des opportunités professionnelles à la hauteur de leurs qualifications.
Mohsen Gharsi, doyen des ingénieurs tunisiens, a souligné ce problème lors d'une récente intervention. Il a plaidé pour un changement de cap dans la gestion de l'emploi des diplômés.
Selon Gharsi, le débat actuel se concentre trop sur le nombre de diplômés et non sur la qualité des opportunités professionnelles disponibles. Il appelle à une réorientation des politiques pour mieux aligner la formation des ingénieurs avec les besoins réels du marché du travail.
Ce paradoxe met en lumière les défis auxquels la Tunisie est confrontée dans sa transition économique. Le pays doit non seulement augmenter le nombre d'emplois disponibles, mais aussi s'assurer que ces emplois correspondent aux compétences des diplômés.
CONTEXTE : Ce problème est crucial pour la Tunisie, car il touche directement à la stabilité économique et sociale du pays. La capacité à offrir des emplois qualifiés aux jeunes diplômés est essentielle pour prévenir l'exode des talents et pour stimuler le développement économique.


