Rôle méconnu des antiquaires de Bagdad dans les fouilles de Kish au début du 20ème siècle

Des lettres récemment découvertes mettent en lumière le rôle méconnu des antiquaires de Bagdad dans les fouilles de Kish au début du 20ème siècle. Entre 1880 et 1912, aucune excavation officielle n'a eu lieu sur le site archéologique de Kish, situé en Irak. Pourtant, des musées de Londres, Paris et New York ont acquis des tablettes provenant de cette ville légendaire.
Ces lettres révèlent que des Irakiens locaux ont mené des fouilles sur le site bien avant le début des excavations officielles. Ces activités ont permis l'acquisition de nombreux artefacts, qui ont ensuite été vendus à des institutions internationales.
Les fouilles officielles, qui ont repris après 1912, sont bien documentées et célébrées par les historiens. En revanche, le rôle des Irakiens locaux dans les premières découvertes reste largement méconnu.
Ces lettres montrent que les antiquaires de Bagdad ont joué un rôle crucial dans la préservation et la diffusion de ces artefacts. Ils ont non seulement découvert ces objets, mais ont également facilité leur acquisition par des institutions internationales.
Cette redécouverte met en lumière l'importance de reconnaître le rôle des communautés locales dans la préservation du patrimoine culturel. Elle souligne également la nécessité de réévaluer l'histoire des fouilles archéologiques, en tenant compte des contributions souvent oubliées des acteurs locaux.
Contexte : Cette découverte est importante car elle remet en question la narration traditionnelle des fouilles archéologiques, qui tend à privilégier les efforts des institutions occidentales. Elle met en lumière le rôle crucial des communautés locales dans la préservation et la diffusion du patrimoine culturel, et appelle à une reconnaissance plus équitable de leurs contributions.


