Les géants de l'IA s'engagent à protéger les droits d'auteur des médias

Les entreprises OpenAI, Google, Microsoft et Anthropic ont annoncé, en décembre 2023, leur engagement à fournir une solution pour protéger les contenus des médias et des sites web contre l'extraction non autorisée par les modèles d'intelligence artificielle. Cette initiative intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les éditeurs de contenu et les entreprises de technologie.
Actuellement, les éditeurs doivent appliquer plusieurs ordres de blocage pour chaque robot de collecte de données actif sur le web. La nouvelle solution proposée permettra aux éditeurs d'entrer des instructions unifiées, reconnues et approuvées par les entreprises d'IA qui adoptent le protocole. Cependant, cette solution ne sera pleinement opérationnelle que dans plusieurs mois.
Microsoft a annoncé qu'elle commencera à appliquer cette solution à partir du 1er février 2027, tandis que Google prévoit de le faire à un moment donné en 2027. OpenAI, développeur de ChatGPT, a indiqué qu'elle lancera cette solution dans les prochains mois, et Anthropic, développeur de Claude, a déclaré avoir déjà commencé à le faire.
Cette annonce intervient alors que les éditeurs font face à une augmentation des robots qui copient leurs publications pour alimenter et entraîner les modèles d'IA. Certaines entités, comme le New York Times, ont déjà engagé des actions judiciaires. En décembre 2023, le New York Times a déposé une plainte contre OpenAI et Microsoft pour l'utilisation non autorisée de millions d'articles pour entraîner le modèle ChatGPT.
Par ailleurs, Cloudflare, un fournisseur de services internet, a automatiquement bloqué les logiciels d'IA sur les sites de ses nouveaux clients depuis juillet 2025. Un programme appelé 'Licence extrêmement simple' permet également aux éditeurs de facturer les robots qui visitent et copient leurs pages.
Microsoft a précisé dans un article de blog que la nouvelle configuration ne s'appliquera qu'à l'entraînement futur des modèles, mais ne empêchera pas les robots de parcourir l'internet. Les éditeurs pourront toujours empêcher l'extraction de contenu en modifiant leurs paramètres.
Andy Stone, porte-parole de Meta, a exprimé son soutien à cette initiative sur la plateforme X, soulignant l'importance de créer une signalisation commune pour transmettre ces préférences à plusieurs fournisseurs de services en même temps. Il a ajouté que Meta espère travailler avec d'autres entreprises d'IA sur ces normes et les appliquer dans tout le secteur.
CONTEXTE : Cette initiative est cruciale car elle vise à protéger les droits d'auteur des médias face à l'expansion rapide des technologies d'IA. Les éditeurs de contenu, souvent en première ligne de cette transformation technologique, cherchent des moyens de protéger leurs droits tout en permettant l'innovation technologique.


