L'Italie sollicitée pour contribuer à une nouvelle force de police à Gaza

Le Conseil de paix créé par l'ancien président américain Donald Trump a demandé à l'Italie de fournir des experts et des conseillers en matière de police, de pompiers et de forces de gendarmerie pour aider à la formation d'une nouvelle force de sécurité à Gaza. Cette demande, formulée en octobre 2026, vise à obtenir le soutien européen pour les initiatives de sécurité et de gestion dans la région, après les récents conflits.
Selon des documents officiels consultés par l'agence Bloomberg, le Conseil de paix a sollicité le gouvernement italien, dirigé par la Première ministre Giorgia Meloni, pour qu'il s'engage dans cette initiative. Le Conseil a également demandé à l'Italie de désigner un officier de haut rang des Carabiniers, la force de police militaire italienne, pour occuper le poste de vice-directeur du programme de police du Conseil.
Les Carabiniers, qui relèvent du ministère de la Défense italien, possèdent une expérience antérieure dans la formation des forces de police palestiniennes et ont participé à des missions de l'Union européenne pour la surveillance des frontières à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Cependant, l'engagement italien dans ce projet reste limité et hésitant, malgré les efforts américains pour encourager une participation plus large.
En janvier 2026, Giorgia Meloni avait refusé de signer le pacte du Conseil de paix, invoquant des contraintes constitutionnelles italiennes. Washington avait alors demandé à l'Italie de rejoindre la force de stabilisation proposée à Gaza en tant que membre fondateur, mais Rome a préféré limiter sa contribution à la formation de la police et au renforcement des capacités de sécurité.
Des sources proches du gouvernement italien ont indiqué que Rome envisageait de nommer un officier de haut rang des Carabiniers pour le poste de vice-directeur du programme de police. Cependant, les préoccupations concernant la situation sécuritaire à Gaza et les complexités de la mission retardent la prise de décision finale. Les tensions passées entre Trump et Meloni, ainsi que les préparatifs électoraux en Italie, influencent également les calculs du gouvernement italien.
Le gouvernement italien a refusé de commenter ces informations, tandis que le ministère des Affaires étrangères a renvoyé les demandes de commentaires à la présidence du Conseil des ministres.
CONTEXTE : Cette demande intervient dans un contexte de tensions persistantes et de négociations complexes concernant la sécurité et la gestion de Gaza. La participation de l'Italie, ou son absence, pourrait avoir des implications significatives pour la stabilité de la région et les relations internationales.


