Controverses autour d'un terrain à Casablanca

Le 22 octobre 2026, les membres du conseil communal de Casablanca ont rejeté la vente d'un terrain stratégique situé au cœur de la ville économique, dans le quartier de Sidi Belyout. Ce terrain, adjacent à l'hôtel « Vie Regency », est proposé à un prix extrêmement bas, ne dépassant pas 1 000 dirhams par mètre carré.
Lors d'une réunion préparatoire à la deuxième session d'octobre, la commission de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire a décidé de ne pas discuter du transfert de ce terrain du domaine public au domaine privé. La superficie du terrain, d'environ 1 864 mètres carrés, est actuellement en cours de conservation et est située rue Tahar El Ouali.
Les membres de la commission ont également reporté l'approbation de la valeur immobilière fixée par la commission administrative d'évaluation pour la vente de ce terrain. Cette vente vise à intégrer le terrain dans les parcelles cadastrales C/87913 et 2783/S appartenant à l'hôtel « Vie Regency ».
Selon des sources, certains élus ont exprimé leur surprise face à la tentative de vendre le terrain à un prix aussi bas, alors que le prix de vente au centre-ville atteint environ 60 000 dirhams par mètre carré. Des voix ont également souligné que l'hôtel « Vie Regency » bloque l'avancement du projet royal de la mosquée Hassan II, ce qui nécessiterait sa démolition.
Le 13 octobre 2026, la commission régionale d'évaluation a proposé un prix de 1 000 dirhams par mètre carré, après des discussions approfondies sur les données techniques présentées. La commission a justifié cette proposition par la grande superficie du terrain, son état actuel non constructible, et son statut de terrain en cours de conservation.
Face à cette situation, la commission de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire a recommandé de reporter l'examen de ce point à la prochaine session, sans l'inclure dans l'ordre du jour.
Contexte : Cette décision soulève des questions importantes sur la gestion des terrains stratégiques dans les grandes villes marocaines et sur l'équilibre entre développement économique et préservation du patrimoine urbain.


